remise drapeau des nouveaux generaux

Forces armées – L’avancement des généraux en question

Cinquante-deux officiers généraux sur les 62 nouvellement promus ont participé ce vendredi au cérémonial militaire de Remise de drapeau au Palais d’Iavoloha. Dix-sept d’entre eux, récemment nommés général de division ou à un grade correspondant étrennent trois étoiles. Trente-cinq, ayant accédé au grade de général de brigade, portent deux étoiles. 

Trois critères cumulatifs

 
Les promotions au grade de général ayant lieu au choix, selon le statut général des militaires, la Grande île compte une pléthore d’officiers généraux, tous nommés par le président de la République en Conseil des ministres. Pour réduire le nombre des promus, des critères ont été mis en place. Pour 2016, les critères fixés en 2015 sont demeurés inchangés.
 
Comme pour tout avancement en grade, le premier critère à respecter doit être la durée réglementaire du port de grade antérieur. Ainsi, le nouveau général de brigade doit avoir été colonel pendant au moins cinq ans et six mois, tandis que le nouveau général de division doit avoir été général de brigade pendant au moins deux ans.
 
Le deuxième critère est la nomination en conseil de ministres à un poste ayant un caractère de haut emploi de l’Etat. C’est ainsi que la plupart d’entre eux occupent actuellement des postes clés au sein des Forces armées. Ils sont alors Chef d’Etat major général de l’Armée ou ses adjoints, Commandants de la gendarmerie ou ses adjoints, directeurs au sein des départements ministériels ou au niveau des commandements, commandants d’un corps ou d’une circonscription.
 
Le choix des chefs militaires se fait donc sur la base de ces deux critères et l’accord final relève du chef suprême des armées, en l’occurrence le président de la République. Ces trois critères sont présentés comme cumulatifs, même si quelques exceptions existent.
 

Quelques exceptions

Si le premier critère ne souffre souvent d’aucune exception, il arrive parfois que le critère de choix l’emporte sur le deuxième critère qu’est la nomination à un haut emploi en Conseil des ministres. C’est ainsi que des chefs de service nommés par arrêté ministériel, ou des conseillers militaires du Premier ministre ont été promus généraux de brigade.
 
Il faut par ailleurs noter que sur les 45 généraux de brigade, dix au moins n’ont pas été désignés à des postes clés en conseil des ministres. Ce sont les généraux à titre conditionnel. Ils n’ont été nommés que parce qu’ils ont accepté de partir à la retraite dans les six mois suivant la date de leur nomination.
 

Des promotions à six mois de la retraite

 
Les décrets de nomination de généraux pris en décembre comptent 62 promus, alors que la cérémonie de remise de drapeau n’a concerné que 52 généraux. En fait, dix des 45 généraux de brigade  nouvellement promus l’ont été à titre conditionnel.  Leur promotion s’est faite à leur demande ou après consultation. L’octroi de ladite promotion est conditionnée par la promesse d’un départ à la retraite dans les six mois suivant leur nomination. Agés de près de 56 ans, âge limite d’accès au grade de général de brigade, ces nouveaux généraux n’avaient que très peu de chance d’y accéder, faute de remplir certaines conditions requises.
 
Devant partir à la retraite dans les six mois suivant leur nomination, donc de manière anticipée, ils vont jouir des avantages liés à leur grade de général, et non à ceux prévus pour les colonels qu’ils seraient restés s’ils n’étaient pas promus.