De quoi Claudine Razaimamonjy est-elle accusée ?

Prise de malaise après la décision de la Chaîne pénale anti-corruption de la placer sous mandat de dépôt, Claudine Razaimamonjy, conseillère du président de la République,  a été transférée aux urgences, vendredi soir. Mais pourquoi le ministère public a-t-il décidé de l’envoyer à Antanimora ?

 

Deux dossiers sur beaucoup d’autres

Le Bureau indépendant anticorruption (Bianco) a de nombreux dossiers concernant Claudine Razaimamonjy. Aucune précision n’est donnée sur le nombre exact de ces dossiers, mais certaines indiscrétions parlent d’une trentaine de dossiers dont la clôture n’est « pas encore matériellement possible pour des raisons purement techniques et opérationnelles », selon le Bianco. Celui-ci n’a donc transmis que deux dossiers en attendant la finalisation des autres. Le premier dossier a été instruit par la branche territoriale du Bianco d’Antananarivo tandis que le deuxième dossier l’a été par celle de Fianarantsoa.
 

Des faits de corruption

Dans les deux dossiers, la conseillère du président de la République est inculpée de favoritisme dans l’attribution de marchés publics, d’abus de fonction et de blanchiment d’argent. A ces faits de corruption s’ajoutent des charges de détournement de deniers publics et de recel de détournement de deniers publics à l’affaire instruite par la branche territoriale du Bianco d’Antananarivo. Cette première affaire concerne l’octroi de subventions exceptionnelles d’un montant de près de150 000 000 ariary pour l’année 2014 et de 200 000 000 Ariary pour l’année 2015 à la commune rurale d’Ialananindro, district de Fianarantsoa II, région de Haute Matsiatra. Le deuxième dossier est relatif à la gestion  des subventions exceptionnelles d’un montant de près de 150 000 000 Ariary allouées à la commune rurale de Mahasoabe, Fianarantsoa. 
 

D’autres personnes inculpées

Outre Claudine Razaimamonjy, cinq autres personnes sont concernées par le dossier Ialananindro. Sur les six suspects, deux ont été déférés, trois sont en fuite tandis qu’un autre, étant hospitalisé, a été représenté durant l’audition à la chaîne pénale.
Dans le dossier Mahasoabe, quatre personnes sont inculpées. Deux ont été déférées, une est en fuite et une autre, étant hospitalisée, a été représentée.
 
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