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Le Conseil d’administration du FMI approuve le déblocage de 44 millions de dollars

La quatrième tranche de l’accord de Facilité élargie de crédit conclu avec le Fonds monétaire international (FMI) accordée. Réuni à Washington mercredi, le Conseil d’administration du FMI a approuvé le déblocage de 44,25 millions de dollars à l’issue de la troisième revue du programme. « Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé aujourd’hui le troisième examen au titre de l’accord relatif à la facilité élargie de crédit (FEC) pour Madagascar. L’achèvement de cet examen permet le décaissement de 31,43 millions de DTS (environ 44,25 millions de dollars EU) », indique le communiqué publié sur le site du Fonds. Ce montant porte le total des décaissements au titre de l’accord environ 220,02 millions de dollars sur les 304,7 millions de dollars convenus en juillet 2016.

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Comme à chaque fois, le FMI félicite les bonnes performances économiques de la Grande île, évoquant  « des évolutions économiques récentes favorables » ainsi qu’un « programme de réformes structurelles qui progresse ». Des recommandations restent néanmoins de rigueur, et celles-ci portent toujours sur la nécessité de « mesures supplémentaires pour améliorer la qualité des dépenses, y compris une capacité d’investissement accrue », ainsi que sur l’importance « des ajustements automatiques du prix du carburant et des réformes soutenues de la compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité, JIRAMA, pour réduire ses besoins de transferts ».

Le Conseil d’administration du FMI recommande également que les nouvelles incitations fiscales à l’investissement soient soigneusement gérées afin de préserver la mobilisation des recettes.  Cette recommandation fait notamment suite à l’adoption par l’Etat malgache de la Loi sur le développement industriel (LDIM), mais aussi et surtout de celle sur les Zones économiques spéciales (ZES).

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Le FMI réitère enfin que la promulgation de la loi relative à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme ainsi que celle portant sur le recouvrement des avoirs illicites constitue une priorité. « Les efforts des autorités pour améliorer la gouvernance et lutter contre la corruption restent au cœur du succès de leur programme », martèle le FMI, alors que les deux projets de loi, déjà déposés à l’Assemblée nationale, ne semblent pas faire partie des préoccupations majeures des autorités.