Brunelle Razafintsiandraofa, président du groupe parlementaire Mapar

Le Mapar assume le choix de Christian Ntsay comme Premier ministre

Le groupe politique Miaraka amin’i Prezidà Rajoelina (Mapar) assure avoir proposé le nom du nouveau Premier ministre Christian Ntsay à Hery Rajaonarimampianina, Président de la République, lundi soir. « Pour respecter l’article 54 de la Constitution, le groupe politique Mapar a proposé des noms au Président [ de la République]. Le nom du Premier ministre nommé en fait partie » avance Christine Razanamahasoa, coordinatrice du Mapar, expliquant la position de son groupe avec les parlementaires du parti, sur la station Viva TV en début de soirée.

Brunelle Razafintsiandraofa, président du groupe parlementaire Mapar à l’Assemblée nationale confirme l’existence de « quelques échanges » entre les dirigeants de sa formation politique et le chef de l’Etat. Il reconnaît que le mouvement sur la Place du 13 Mai « n’a pas atteint tous les objectifs fixés, ou une partie ceux-ci » alors que les députés de l’opposition avaient exigé le départ de Hery Rajaonarimampianina depuis près d’un mois et demi. Le parlementaire évoque en même temps un « changement de visage de la lutte », laissant entendre la fin prochaine de la participation des députés issus des mêmes couleurs politiques que lui au rassemblement quotidien au parvis de l’Hôtel de Ville d’Antananarivo.

Lire aussi :  Expulsion manu militari de Christine Razanamahasoa de son domicile à Amparibe

Christian Ntsay a été nommé Premier ministre lundi après-midi après la démission d’Olivier Mahafaly dans la matinée. « Les discussions ont abouti à la mise en place d’un gouvernement ouvert aux autres forces politiques pour garantir la neutralité de l’organisation de l’élection présidentielle. Les partenaires politiques ont fait preuve de volonté dans la désignation du Premier ministre et du gouvernement et nous sommes arrivés à un accord », avait soutenu le chef de l’Etat lors de l’annonce du nouveau chef du gouvernement, censé former une équipe pour mener le pays vers les élections, dont la présidentielle anticipée, selon la décision de la Haute cour constitutionnelle (HCC) du 25 mai.

Lire aussi :  Manifestation avortée de Rajoelina à Mahajanga