Nombre plus élevé des éléments des forces de l'ordre déployés à Analakely ce dimanche

Nombre triplé des éléments des forces de l’ordre envoyés à Analakely ce dimanche

L’heure est au rétablissement de l’ordre public. Pour les autorités, il ne doit plus être question de laisser rééditer les événements du samedi 21 avril. Afin d’empêcher que des manifestants investissent à nouveau le parvis de l’Hôtel de ville, les forces de l’ordre ont déployé trois fois plus d’hommes que samedi dans le Centre-ville.

Selon une source au sein des forces de l’ordre, « il ne s’agit plus de maintien de l’ordre (MO) comme ce fut le cas hier (samedi), mais de rétablissement de l’ordre (RO) ». Ce qui, dans le jargon de la gestion des foules, signifie que les dispositifs déployés sont plus importants et d’un niveau plus élevé. Dans le cas d’un rétablissement de l’ordre, par exemple, les sommations ne sont plus requises avant n’importe quelle action. Dans l’optique des autorités, il s’agit de rétablir l’ordre public qui, considéré comme ayant été troublé par les événements de la veille, n’a plus à être maintenu mais doit être rétabli.

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Face au déploiement massif des éléments des forces de l’ordre, les députés issus du mouvement Miaraka amin’ny prezidà Andry Rajoelina (MAPAR) ont donc invité leurs partisans à ne plus se rendre à Analakely même si la veille, les leaders de la manifestation les avaient conviés ce dimanche à venir devant l’Hôtel de ville pour y veiller les dépouilles des victimes décédées à la suite de la manifestation.

La député Marie Horace Rasoanoromalala, dont un proche serait parmi les victimes, a plutôt appelé la population tananarivienne à rendre hommage à son parent sur le trajet l’emmenant jusqu’à Ambohimanarina. « La dépouille ne sera pas emmenée sur le parvis de l’Hôtel de ville », a-t-elle déclaré au micro de la radio Viva. Les députés issus du Tiako i Madagasikara (TIM), du Mapar, du Malagasy miara-miainga (MMM) et quelques élus indépendants, eux, étaient en réunion toute la matinée pour discuter de la suite du mouvement.

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Malgré les appels au dialogue lancés samedi soir par le Premier ministre, Olivier Mahafaly et le président du Sénat, Rivo Rakotovao, les autorités n’entendent pas laisser l’opposition poursuivre les manifestations sur le parvis de l’Hôtel de ville.