Hery Rajaonarimampianina entend aller de l'avant et promulgue les lois électorales

La Présidence ne communique pas sur la destination de Rajaonarimampianina

Vingt-quatre heures après son départ du pays, aucune communication officielle ne mentionne la destination du chef de l’Etat.  « Le Président Hery Rajaonarimampianina mène depuis jeudi 9 Avril et ce, jusqu’au Dimanche 22 Avril 2018, une mission à l’extérieur », indique le communiqué de la Cellule de la communication politique de la présidence de la République, vendredi après-midi, commentant le départ du chef de l’Etat à bord d’un vol de Air Mauritius jeudi.

Pour la Cellule,  « l’agenda du président de la République a été établi depuis le début de l’année 2018 en ce qui concerne les missions qu’il devra mener tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays ». Il a quitté le pays « en plein jour et bien évidemment avec d’autres passagers, un vol commercial international pour ce faire. Ce qui signifie que les esprits malveillants qui l’ont indiqué « avoir pris la fuite », ne sont que des maniaques de diffusion de fausses nouvelles », fustige le communiqué. Le ministère des Affaires étrangères ne dit rien non plus sur le sujet.

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Interrogé sur le déplacement présidentiel, Mohamed Rachidy, conseiller spécial de Hery Rajaonariamampianina affirme qu’« il n’est pas au courant si le Président de la République est présent au pays ou en mission à l’étranger », quelques minutes avant la publication de la communication de la Présidence. Mais il est catégorique pour dire qu’il « n’est pas en fuite et qu’il n’a aucune raison de le faire ».

La polémique a enflé sur le motif du départ et la destination du chef de l’Etat. Le voyage coïncide avec le rassemblement projeté par les députés de « l’opposition » et interdit par les autorités, ce samedi au parvis de la Mairie d’Antananarivo. Un « compte-rendu des activités parlementaires », organisé par les députés issus du Tiako i Madagasikara (TIM), du Miaraka amin’ny Prezidà Rajoelina (Mapar) du Malagasy miara-miainga (MMM) et « indépendants », après le vote « forcé » des lois électorales au Parlement. Et ce, en attendant l’examen de la conformité des textes à la Constitution par la Haute cour constitutionnelle (HCC).

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