Fredy Rajaonera, le président du syndicat des industries de Madagascar, insiste sur la nécessité de désengorger le port

Le Syndicat des industries réclame le désengorgement du port de Toamasina

Fredy Rajaonera, président du Syndicat des industries de Madagascar (SIM) a lancé un appel au gouvernement pour « désengorger le port » de Toamasina, jeudi. Il déplore la lenteur des activités au sein du port, provoquant des conséquences désagréables pour les opérateurs économiques.  « Les importations et les exportations sont bloquées (…)Toutes  les commandes sont décalées. Les formalités douanières constituent des handicaps. Le décalage des importations est de presque un mois « , déplore Fredy Rajaonera.

Pour faire face à la congestion, un aménagement des horaires de travail avait été mis en place pour tous les services concernés au port de Toamasina. MICTSL (Madagascar International Container Terminal  Services Limited), gestionnaire du terminal à containers, s’est engagé pour réaliser des investissements en matériel. La Société du Port à Gestion Autonome de Toamasina (SPAT), l’autorité en charge de la gestion et de l’exploitation du Port de Toamasina, s’active, pour sa part, à étendre de 5ha, avant la fin de l’année, l’aire d’entreposage, dont 2,5 ha  devraient être opérationnels dès le mois d’août.

A long terme, le projet d’extension du port, en coopération avec l’Agence de coopération internationale japonaise (JICA) constitue la solution trouvée par le gouvernement. Les travaux dureront sept ans, permettant l’opérationnalisation d’un nouveau quai d’ici à 2025.

 La capacité du port pour faire face à l’augmentation du trafic constitue l’une des causes de la congestion au port. L’absence de travaux d’extension depuis 2009 a été évoquée par Eddy Christian Avellin, directeur général de la Société du Port à Gestion Autonome de Toamasina (SPAT), l’autorité en charge de la gestion et de l’exploitation du Port de Toamasina, alors qu’une augmentation du trafic est prévue depuis un certain temps. Il évoque en même temps un dysfonctionnement « sur l’ensemble de la chaîne », alors que le ministère des Transports et de la météorologie concède également l’existence « d’anomalies et de dysfonctionnements » dans un communiqué publié le 17 mars.

Reportage : Donas Hanitriniony

Edition : Iloniaina Alain