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Une délégation de la SADC en mission d’évaluation électorale

Une délégation de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) conduite par  Manuel Domingos Augusto, ministre angolais des Relations Extérieures, se trouve à Madagascar depuis mercredi soir. Elle séjourne dans la Grande île pour une  » évaluation de la situation », concernant les préparatifs du processus électoral, selon le chef de délégation, rapporté par un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

La délégation a rencontré Henry Rabary-Njaka, ministre des Affaires étrangères, le Président de la République, Hery Rajaonarimampianina et le Premier ministre, Olivier Mahafaly, dans la journée.  » On aura aussi l’occasion de rencontrer d’autres acteurs politiques et à la fin de notre visite, on sera mieux en condition de se prononcer sur l’évolution de la situation », indique Manuel Domingos Augusto, dont le pays assure la présidence de la Troïka, le Comité ministériel de l’Organe de coopération en matière de politique, de défense et de sécurité de la SADC.

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« La SADC est mobilisée pour continuer à œuvrer dans le sens que le dialogue entre les Malagasy soit une réalité permanente. Il faut construire le dialogue et ne pas perdre espoir qu’un jour c’est possible.  Il faut avoir le dialogue permanent et inclusif», soutient le membre du gouvernement angolais.

La venue de cette délégation apporte un éclairage, du moins en partie, sur le bras de fer dans l’adoption des textes électoraux à l’Assemblée nationale. Il en est ainsi de la démarche des députés issus de la coalition formée par ceux du Tiako i Madagasikara (TIM), ceux du Miaraka amin’i Prezidà Rajoelina (Mapar), ceux de Malagasy miara-miainga (MMM) et certains « indépendants » qui contestent le vote à la chambre basse. Une contestation qui à débouché sur un appel à témoin de la communauté internationale  « y compris la SADC », selon Guy Rivo Randrianarisoa, questeur III. Une contestation matérialisée par d’autres initiatives comme la saisine de la Haute cour constitutionnelle (HCC) et le Bureau indépendant de lutte contre la corruption (Bianco).

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De son côté, le régime met en avant la question de stabilité pour défendre sa position. « Au niveau des pays de la SADC, la stabilité constitue en effet une priorité comme l’a d’ailleurs souligné mon homologue angolais », indique Henry Rabary-Njaka.

Les trois projets de loi sur les élections avaient été votés, sans toucher le fond de l’esprit des textes proposés par le gouvernement,  à l’Assemblée nationale le 3 avril. Ils sont examinés au Sénat au cours de la quatrième session extraordinaire qui vient de s’ouvrir ce jeudi.

Photo : Présidence de la République