Les prix à la pompe ont baissé en moins de 48 heures

Marche arrière sur les prix des carburants

C’est la surprise du lundi de Pâques. Les prix des carburants ont retrouvé leur niveau du 1er mars le 2 avril après avoir augmenté dans la nuit du 31 mars au 1er avril

En moins de 48h, le prix du supercarburant redescend au-dessous de 4 000 ariary pour s’afficher à nouveau à 3 930 ariary à la pompe. Celui du gasoil est revenu à 3 280 ariary après avoir atteint 3 370, tandis que celui du pétrole lampant est désormais à 2 400 contre 2 440 quelques heures plus tôt.

Pour l’instant, aucune explication officielle n’a été donnée sur cette baisse. L’on sait juste que le ministère chargé des Hydrocarbures a enlevé de sa page Facebook la publication qui justifiait la hausse. Celle-ci, pouvait-on y lire, était due à la dépréciation de l’ariary et à l’augmentation du prix du baril. Il y était même rappelé que « l’augmentation aurait pu être plus importante », mais comme « l’Etat devait se soucier de la population », celle-ci a été limitée à 90 ariary pour le supercarburant et le gasoil, à 40 ariary pour le pétrole lampant.

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L’augmentation n’est donc plus d’actualité, du moins pour l’instant. En février 2017, quand les autorités ont fait machine arrière sur la hausse des prix des carburants, des négociations ont eu avec le groupement pétrolier de Madagascar (GPM) pour discuter des mécanismes d’ajustement à mettre en place pour compléter les éventuels gaps. Pour l’heure, l’on ignore si des discussions ont eu lieu durant le weekend pascal ou si les autorités comptent engager les pourparlers avec les pétroliers après la décision.

Si l’on en croit les propos tenus par le ministre de l’Eau, de l’énergie et des hydrocarbures, Lantoniaina Rasoloelison, en mars, les gaps que l’Etat malgache doit aux compagnies de distribution d’hydrocarbures en raison du maintien des prix à la pompe pendant quelques mois s’élèveraient à 30 milliards d’ariary en mars. Leur élimination faisant partie des engagements envers le Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre du programme de Facilité élargie de crédit (FEC), le gouvernement a suggéré une hausse progressive jusqu’à ce que la vérité des prix soit atteinte, puis jusqu’à ce que l’Etat ne doive plus rien aux pétroliers.

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