les traces de l'explosion survenue dans la cour du siège du parti présidentiel sont encore visibles

Une explosion dans la cour du siège du HVM

Un engin explosif a explosé  dans la cour  du siège du parti Hery vaovao ho an’i Madagasikara (HVM) à Antanimena samedi, entre 20h45 et 21 heures. La déflagration a provoqué quelques dégâts corporels et matériels. Quelques personnes ont été blessées tandis que des vitres du bâtiment et de véhicules empruntant la rue jouxtant l’immeuble ont volé en éclat.

Pour l’instant, la police nationale parle d’un engin explosif, sans aller jusqu’à en déterminer le type exact. Selon le commissaire Jean de Matha Rakotondrasoa, chef du Service central des affaires criminelles (SCAC) aucune fourchette ni goupille et encore moins un détonateur n’a été trouvé sur le site.

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 Les enquêteurs n’écartent aucune piste.  Plusieurs personnes ont été auditionnées depuis samedi soir. Le commissaire Jean de Matha Rakotondrasoa indique qu’une journaliste d’une station de télévision privée fait partie des personnes auditionnées. Dans son analyse le patron du SCAC, évoque l’emplacement d’une voiture empruntant la rue « correspondant à l’orientation et au trajectoire du lancement de l’engin », sans aller plus loin dans sa réflexion.

 L’attaque intervient dans un contexte politique particulier, à quelques mois de la présidentielle, prévue avant la fin de l’année selon la Constitution. L’examen des projets de lois électorales fait l’objet d’une bataille rangée entre le HVM et ses alliés, d’une part, et la coalition Tim-Mapar-VPM/MMM et quelques indépendants d’autre part. L’ancien président de la Transition Andry Rajoelina avait qualifié les textes initiaux de « source de crise » alors que le Premier ministre Olivier Mahafaly parle d' »avancées démocratiques » en évoquant les dispositions prévues dans les projets de loi.

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