affiche manifestation ravalomanana

La préfecture d’Antananarivo maintient et élargit l’interdiction de manifester

Le préfet de police persiste et signe. Répliquant à la décision du tribunal administratif de suspendre le retrait de l’autorisation de manifestation du parti Tiako i Madagasikara, la préfecture prend un arrêté préfectoral interdisant toute manifestation du 7 au 9 juillet 2017.

L’interdiction ne concerne pas uniquement les manifestations et les attroupements aux alentours et à l’intérieur de Mahamasina, mais aussi les voies publiques et tous les districts d’Antananarivo. L’objectif, indique l’arrêté préfectoral, est « de préserver la sécurité et l’ordre publics ».

« L’ordre public est menacé sur Antananarivo. Cette décision est impérative », a  souligné vendredi après-midi, le préfet de police d’Antananarivo, au cours d’une conférence de presse dans son bureau. Il était, pour l’occasion, entouré du commandant du groupement de la gendarmerie d’Analamanga et du procureur de la République.

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La réquisition des forces de l’ordre est ainsi maintenue, tout comme les autres dispositifs pris pour empêcher des attroupements dès ce vendredi, ainsi que la tenue d’une quelconque manifestation à Mahamasina ce samedi. Quelques instants plus tôt, le commandant de l’Etat-major mixte opérationnel de la région d’Analamanga avait déjà indiqué que les dispositions sont maintenues tant que le préfet ne lève pas la réquisition.

Un nouvel arrêté relatif à une nouvelle coupure des routes est également attendu dans les prochaines heures compte tenu des mesures prises par les forces de l’ordre.

Pour justifier sa décision, le préfet rappelle que les renseignements sur l’existence de menace ont été recoupés. « Nous avons été informés que des gens malintentionnés allaient noyauter le mouvement et créeront des troubles à partir de l’intérieur », a-t-il souligné. Il a préféré rester discret sur la décision du tribunal administratif, arguant qu’il s’agit d’une « affaire en cours » et que la préfecture avait encore des voies de recours.

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Cet après-midi, après le verdict du tribunal administratif, des partisans de l’ancien président Marc Ravalomanana se sont déjà rendus aux environs de Mahamasina, attendant le départ des forces de l’ordre.