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Le Syndicat des magistrat en grève à partir du 11 juillet

Le Syndicat des magistrats de Madagascar (SMM) repasse à l’offensive. Il se prépare à entrer en grève à partir du mardi 11 juillet. Un préavis de grève avait été déposé le jeudi 6 juillet.

Dans un premier temps, le SMM prévoit un arrêt de travail pendant une semaine. « Il s’agit d’une grève d’avertissement », précise Tiaray Fanahimanana, son vice-président. Mais l’initiative pourrait être étendue dans le temps, le cas échéant, selon son explication.

Le SMM avait déjà fait part de son intention de passer à l’acte le 28 juin. Il avait évoqué l’envoi  d’une lettre aux autorités. Il avait donné dix jours à celles-ci pour donner suite à ses revendications, tournant autour de l’indépendance de la justice.

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Le SMM avait déjà observé deux « journées d’indignation »,  les 8 et 9 juin. Les deux jours d’arrêt de travail avaient été présentés comme étant une sorte de sonnette d’alarme »pour que des mesures urgentes mais aussi pérennes soient prises pour mettre fin aux dangers qui guettent notre fonction », selon son communiqué du 6 juin.

La gestion de l' »affaire Claudine » constitue une étincelle

Pour ce syndicat, les principes fondamentaux de l’Etat de droit « ont été mis à mal ces derniers temps ». Il rappelle, entre autres la soumission des gouvernants et des gouvernés aux mêmes normes juridiques, sous le contrôle d’une justice indépendante. Il évoque en même temps l’absence de réaction de l’Exécutif malgré la sonnette d’alarme tirée ces dernières semaines.

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La gestion de l' »affaire Claudine » constitue l’étincelle qui avait accéléré la démarche revendicative du SMM. Ce dernier est monté au créneau pour critiquer l’attitude du gouvernement dans la gestion du dossier concernant Claudine Razaimamonjy, qui fait partie du cercle des collaborateurs du président Hery Rajaonarimampianina. La femme d’affaires est impliquée dans un dossier de corruption traité par le Bureau indépendant de lutte contre la corruption (Bianco) dans l’attribution de marchés publics.