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Bras de fer – Imbroglio autour de la manifestation du Tim à Mahamasina

De la tension dans l’air. Le parti Tiako i Madagasikara (Tim) affirme ignorer le retrait de l’autorisation décidée par la préfecture de police d’Antananarivo concernant la manifestation politique qu’il projette d’organiser au stade de Mahamasina  le samedi 8 juillet.

« Nous ne reculerons pas quoi qu’il arrive« , promet Felix Randriamandimbisoa, président du groupe parlementaire du parti à l’Assemblée nationale. Il fait référence à la manifestation politique prévue pour célébrer le 15e anniversaire de la formation politique fondée par l’ancien président Marc Ravalomanana à Mahamasina.

Le Tim s’arc-boute sur l’autorisation initiale octroyée par la préfecture de police le 29 juin. « L’ensemble de la manifestation se déroulera à l’intérieur de l’enceinte. Et puis, nous avons prévu toutes les dispositions sécuritaires, y compris l’utilisation des portiques et des détecteurs de métaux et d’armes », assure le parlementaire.

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Le bureau politique du Tim, qui s’est déclaré officiellement dans l’opposition le 3 mai, ne veut rien entendre de la nouvelle décision de la préfecture de police. Il affirme maintenir la manifestation du 8 juillet en brandissant l’autorisation initiale que celle-ci avait délivrée.

Dans un premier temps, la préfecture de police avait octroyé une autorisation à la réponse d’une demande formulée par le Tim. Mais elle l’a ensuite retirée lundi en brandissant la nécessité d’assurer le maintien d’ordre. « Il n’y a pas de droit acquis en matière de maintien d’ordre », souligne le général Angelo Christian Ravelonarivo, préfet de police, à la presse, pour motiver la décision.

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La préfecture de police met en avant le risque de débordement à l’issue du rendez-vous. « Les politiciens avaient toujours tenté de rassembler des gens mais ne sont pas arrivés à atteindre cet objectif. Cela pourrait être une occasion pour eux de profiter de la situation pour une manœuvre de déstabilisation« , argue l’officier général.

Avec le bras de fer entre le gouvernement et le Tim, la fin de semaine risque d’être animée dans la capitale. Un mouvement regroupant des journalistes projette de commémorer le vote du code de la communication le vendredi 7 juillet. Il a reçu le soutien de certains syndicalistes. Entre-temps, le risque de reprise de la grève initiée par le Syndicat des employés de la douane (Sempidou) n’est pas encore écarté. Le syndicat des douaniers menace de reprendre son mouvement dès le mercredi 5 juillet en cas de non-satisfaction de ses revendications.

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