requete facebook

Le gouvernement malgache a saisi Facebook

L’arrestation des Facebookers cette année a créé un grand tollé. Certains usagers craignent la mise en place d’un « Etat policier ». 

Sommes-nous sous surveillance gouvernementale ? Le dernier rapport de Facebook sur les requêtes gouvernementales révèle que les autorités malgaches ont procédé à une demande de données d’un utilisateur au cours du second trimestre de l’année 2016. C’est la première fois que les autorités du pays ont utilisé cette requête auprès de Facebook.

« Dans le cadre des enquêtes officielles, les autorités gouvernementales demandent parfois des données concernant les utilisateurs de Facebook. Dans la majorité des cas, ces demandes sont liées à des affaires pénales, comme des vols ou des enlèvements. La plupart du temps, un gouvernement demande des informations de base sur les abonnés, comme leur nom, leur adresse et leur ancienneté. Certaines demandes peuvent également concerner l’adresse IP, voire le contenu du compte », indique le réseau social de Mark Zuckerberg.

Pour le cas de cette requête, elle porte sur les données d’un compte. Mais l’on ne sait pas de qui s’agit-il ? Facebook applique une politique de confidentialité très stricte sur ce point. Même le titulaire du compte n’est pas informé de cette procédure. La transparence concerne l’état des demandes effectuées par les autorités gouvernementales.

Lire aussi :  Affaire "tunnel Ambanidia" : Un Facebooker jeté en prison

La question se pose par ailleurs si de telles démarches ont été faites dans l’affaire Hiary Rapanoelina et dans le cas Tunnel d’Ambanidia. Le rapport publié par Facebook ne concerne pas encore l’année 2017.

Dans la première affaire, Hiary Rapanoelina, fondateur et administrateur d’une page de ragots sur Facebook est accusé d’extorsion de fonds et de menace d’enlèvement. Dans le dossier Tunnel d’Ambanidia, le Facebooker de 39 ans est inculpé de propagation de fausse nouvelle et de troubles à l’ordre public