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Le ministre de la Communication nie l’implication de l’Exécutif dans l’« affaire Claudine Razaimamonjy »

Trois jours après sa nomination à la tête du département de la Communication et des relations avec les institutions, Harry Laurent Rahajason, alias Rolly Mercia, entre en scène et se positionne en défenseur de l’Exécutif. Dans un communiqué sur l’ »affaire Claudine Razaimamonjy » transmis à la presse dimanche soir, le nouveau ministre martèle que « d’une manière limpide et incontestable, le pouvoir Exécutif n’a point mis ses empreintes sur ce dossier pénal ».
A travers ledit communiqué de presse, il entend « faire ancrer dans l’esprit des uns et des autres que le dossier Claudine Razaimamonjy n’est point une affaire d’Etat, mais tout simplement un dossier pénal traité par la Justice, parmi tant d’autres  et touchant le commun des justiciables ». Il estime alors que toute autre allégation n’est que « ragot de trottoir », agrémenté d’ « allégations et assertions (…) gratuites, fantaisistes, outrageantes et ridicules ».

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Justifiant le silence du chef de l’Etat sur le dossier, il soutient que « le Gouvernement, et encore moins la présidence de la République n’ont nullement à se prononcer sur un simple dossier touchant une simple citoyenne ». Ce qui ne l’empêche pas de « distiller » des éléments d’information « pour que le grand public reste vigilant et s’éloigne de toute sombre démarche pouvant jeter le trouble dans ses esprits » selon ses termes.

Harry Laurent Rahajason rappelle que ce sont des « médecins nationaux » qui ont recommandé l’évacuation de la conseillère de Président malgache Hery Rajaonarimampianina vers un établissement hospitalier à l’île Maurice, suite à la demande expresse de sa famille. Cette évacuation, souligne-t-il, a été « autorisée » par le ministère de la Santé, tandis que  le ministère de la Justice a « pris les mesures idoines pour qu’elle soit encadrée par des gardes pénitentiaires tout au long de son séjour à l’île sœur ».

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Le ministre confirme que Claudine Razaimamonjy « a été immédiatement placée sous traitements médicaux intensifs [Hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona] » après son retour au pays samedi soir. Une mesure qui est « en stricte observation de la Charte des droits humains » qui dispose que « tout malade, quel qu’en soit le statut, jouit du droit de se faire soigner par un établissement hospitalier compétent pour traiter ses maux ».