robert yamate

Les partenaires de Madagascar soutiennent la lutte anti-corruption

Les partenaires techniques et financiers de Madagascar s’expriment sur la lutte contre la corruption à Madagascar. Une lutte symbolisée en ce moment par un Bureau indépendant de lutte anti-corruption (Bianco), qui fait face à une épreuve après l’engagement d’une procédure d’enquête impliquant Claudine Razaimamonjy, conseillère du Président de la République Hery Rajaonarimampianina.

Jean Louis Randriamifidy, directeur général du Bianco a été entouré de plusieurs diplomates lors de la séance-photo en marge de la remise de matériel par la France à l’organe de lutte contre la corruption, jeudi matin à Ambohibao. Des diplomates français, américain, allemand, suisse, norvégien et japonais y étaient. Tout comme un représentant de l’Union européenne et du représentant résident de la Banque africaine de développement (BAD).

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Le geste s’apparente à un message fort de soutien à l’action du Bianco.  Hasard de calendrier ou pas, un représentant du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) est également venu à Ambohabo la veille pour la remise d’une voiture pour le Bianco.

Robert Yamate, ambassadeur des Etats-unis, exprime son soutien  » à 100% » de l’action du Bianco « dans le respect de la loi » dans la gestion du dossier Claudine Razaimamonjy, à Andafiavaratra jeudi matin. Le diplomate américain « espère » la poursuite de la procédure judiciaire de la même manière, tout comme le retour au pays de la conseillère du Président de la République, bénéficiant d’une « évasion sanitaire » à Maurice.

Entre-temps, le premier conseiller de l’ambassade des Etats-unis a rencontré les membres du bureau du Syndicat des magistrats de Madagascar (SMM). Stephen Anderson, leur a exprimé « le soutien de l’Ambassade envers les efforts entrepris par le SMM pour l’application de l’état de droit » , rapporte la page facebook de la représentation diplomatique américain.

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Véronique Vouland-Aneini, ambassadeur de France, met l’accent sur le respect de la législation en vigueur et assure l’attention accordée à la lutte contre la corruption. « Nous sommes vigilants sur la lutte contre la corruption » à Ambohibao. Elle indique que le « cadre légal [qui]doit être respecté » et que celui-ci doit être appliqué.

Claudine Razaimamonjy bénéficie d’une « évacuation sanitaire » et a rallié Maurice le lundi 10 avril. Elle est restée  à la Clinique Fortis Darné, à Floréal, jusqu’au 13 avril. Selon un magistrat, justiciable un devrait rentrer au pays tout de suite pour répondre de ses actes ou purger sa peine après son évacuation sanitaire, sous peine d’aggraver son cas pour tentative d’évasion.

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Entre-temps, le chef de service de la police de l’air et des frontières (PAF) a donné sa version des faits concernant les conditions de son départ vers Maurice. Le commissaire Rufin Lebiria, chef de service de la PAF assure que les documents de Claudine Razaimamonjy « sont au complet ». Il renvoie la balle au ministère de l’Intérieur et de la décentralisation concernant l’absence de levée de l’interdiction de sortie qui pèse sur la femme d’affaires.