Des réactions s’enchaînent après le rapt d’un jeune français d’origine indienne

La sonnette d’alarme a de nouveau été tirée après l’enlèvement d’un jeune français d’origine indienne à Ambohibao le mardi 11 avril. Des voix s’élèvent contre la pratique, touchant, entre autres, cette communauté à Madagascar.

Des parents d’élèves organisent une manifestation au Lycée français à Ambatobe le jeudi 13 avril à Ambatobe. L’initiative a été prise après le rapt qui avait eu lieu très tôt dans la matinée du mardi, au moment où l’adolescent s’apprête à prendre le bus scolaire pour rallier son établissement, devant des éléments des forces de l’ordre, surpris par l’attaque.

Ce n’est pas la seule intervention pour attirer l’attention des autorités et de l’opinion à la suite du rapt. La Communauté française d’origine indienne de Madagascar (CFOIM) « s’insurge » contre un « nouvel acte de barbarie » et dénonce une  » violence croissante perpétrée à l’encontre de la communauté française d’ origine indienne vivant à Madagascar », dans un communiqué publié mardi.

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La CFOIM qualifie une situation « grave » et considère que la « ligne rouge a été franchie ».  » Il ne se passe plus une journée sans que la communauté soit touchée. Hier, un meurtre à Toamasina et aujourd’hui cet enfant… c’en est trop ! », rappelle-t-elle.

Jean-Hervé Fraslin, Vice-président du Conseil consulaire des Français de Madagascar affiche sa solidarité avec cette communauté. « Ce n’est malheureusement pas la première fois qu’un mineur est victime de ces enlèvements crapuleux (…) Une vie vaut une vie, quelle que soit la nationalité, la couleur de la peau, la religion ou la philosophie, la profession, la richesse ou la pauvreté de la victime. Nous devons nous mobiliser pour dire STOP ! », lance le conseiller à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE)

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Le vice-président du Conseil consulaire des Français de Madagascar lance un appel aux autorités malgache et française pour une meilleure réponse au phénomène. « Bougez-vous! », exhorte-t-il.

Le président français François Hollande avait discuté de la question de sécurité de ses compatriotes à Madagascar avec son homologue malgache Hery Rajaonarimampianina en marge du Sommet de la Francophonie en novembre 2016. Il ne pouvait pas « ne pas l’évoquer » au cours de la rencontre entre les deux parties, recensant près de 20 000 franco-français et franco-malgache dans la Grande île.