Le Bianco regrette que le ministère ne l’ait pas consulté avant d’intervenir

Accusé par le ministre de la Justice de ne pas avoir respecté la loi en plaçant Claudine Razaimamonjy en garde à vue plus de 48 heures,  le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) rappelle son attachement à la légalité, et regrette que le ministre n’ait pas daigné vérifier ni recouper les informations que lui a transmises l’avocat de Claudine Razaimamonjy avant de faire sa déclaration.
Pour le Bianco, Claudine Razaimamonjy a dû être arrêtée après avoir par deux fois refusé de répondre aux convocations du Bianco. Gardée à vue suite à une enquête enclenchée par la branche territoriale du Bianco à Antananarivo, elle a ensuite été soumise à une autre enquête, cette fois par la branche de Fianarantsoa qui l’a également placée en garde à vue. Pour le Bianco, il n’y a donc eu ni prolongation de garde à vue ni cumul de garde à vue mais de « deux gardes à vue distinctes pour des faits distincts et par des entités d’enquêtes distinctes »

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