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Un an de prison ferme pour le sénateur Lylison René de Roland

Le tribunal de première instance d’Antananarivo a condamné le sénateur Lylison René de Roland à un an de prison ferme ce mardi matin à Anosy. Un mandat d’arrêt a été émis à l’issue de l’audience, le sénateur ayant été condamné par contumace après son l’appel à une Ville morte pour Antananarivo en 2016. 

Le « Miaraka amin’ny Prezidà Andry Rajoelina » (Mapar), le parti de Lylison René de Roland, ne souhaite pas encore s’exprimer sur le procès. Honoré Rakotomanana, président du Sénat, lui, affirme qu’il ne peut pas s’exprimer « au nom du respect de la séparation des pouvoirs ». Il oriente vers la Haute cour constitutionnelle (HCC) toute question relative au sort du parlementaire et Colonel de la Gendarmerie.
Parallèlement, le parlementaire condamné fait l’objet d’une demande d’avis auprès de la HCC par le Bureau permanent du Sénat concernant sa « démission d’office ». Celle-ci avait été déposée auprès de la juridiction constitutionnelle le 31 janvier du fait de l’absence répétée de Lylison René de Roland lors des sessions parlementaires, selon le président de la Chambre haute.
Le sénateur avait lancé un appel à la « Ville morte » pour Antananarivo le 24 mai 2016.  La démarche avait, entre autres, été motivée par la mauvaise gouvernance ou encore la corruption, selon son initiateur lors de l’appel de la veille.
Deux jours après ledit appel, le domicile de Lylison René de Roland avait fait l’objet d’une perquisition par les forces de l’ordre. Charles Andriamiseza, ministre de la Justice, avait ensuite révélé l’engagement de la procédure du flagrant délit contre le sénateur pour atteinte à la sûreté de l’Etat lors de son passage à l’Assemblée nationale au mois de juin.